Thursday, 9 May 2019

Chinese Rats Hoist On Their Own Debt Petard!

As we have often emphasised in this Blog, the near-unanimous and ubiquitous condemnation that Chinese Han Rats are receiving the world over often neglects to mention the dire reality that China is a very poor Empire, and that the Chinese Rats are squandering their limited resources trying .... yes, would you believe? ...trying to rule the world! Here is an article just appeared in Le Monde explaining how in reality the Chinese Evil Empiremis unravelling undermthe enormity of itsmown Evil pursuits. Bonne lecture!

CHRONIQUE|PAR FRÉDÉRIC LEMAÎTRE

La Chine prise à son propre piège de la dette ?

Dans une vidéo qu’il vient de mettre en ligne, le gouvernement américain s’en prend de nouveau au tentaculaire projet chinois d’investissement des routes de la soie avec ce slogan simple : « Ne tombez pas dans le piège de la dette. » L’argument est récurrent. En novembre 2018, un sommet de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) s’était pour la première fois conclu sans communiqué final, en raison de divergences sino-américaines sur ce thème. Le vice-président Mike Pence n’y était pas allé de main morte. Il avait opposé les bons investissements privés américains, qui créent des emplois, « à la dangereuse diplomatie de la dette que la Chine met en place dans la région et qui amène certains pays, du Sri Lanka aux Maldives et à la Malaisie, à avoir de sérieux problèmes de dettes après avoir accepté des prêts qui ne sont pas transparents ».
C’est, semble-t-il, un économiste indien qui, le premier, a pointé le danger. Dès janvier 2017, Brahma Chellaney expliquait dans Project Syndicate qu’en aidant des pays émergents à se doter d’infrastructures modernes, la Chine se préoccupait moins de leur développement que de son propre accès à des ressources naturelles ou à de nouveaux débouchés pour ses exportations. Surtout, expliquait-il, lorsque la Chine offrait des prêts à ces pays pour développer leurs infrastructures (routes, ports, chemins de fer), ceux-ci se retrouvaient économiquement piégés et, du coup, politiquement dépendants de leur nouveau banquier. Un exemple a frappé les esprits : le Sri Lanka. Au grand dam de l’Inde voisine, ce petit Etat insulaire, incapable d’honorer ses engagements vis-à-vis de Pékin, a dû céder à la Chine le port en eaux profondes de Hambantota pendant quatre-vingt-dix-neuf ans en échange de l’annulation de sa dette.
Mais la nouveauté est qu’en fait ces critiques tendent à s’estomper. Le 26 avril, intervenant lors du 2e Forum des routes de la soie après le président Xi Jinping, Christine Lagarde donnait sa bénédiction aux autorités chinoises : « Le nouveau cadre de soutenabilité de la dette qui va être utilisé pour évaluer les projets BRI [Belt and Road Initiative]constitue un mouvement significatif dans la bonne direction », a déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international. De fait, les autorités chinoises sont conscientes du problème.

Annulations et renégociations

Une étude publiée le 29 avril par Rhodium Group, un centre de recherches américain, le confirme. Après avoir analysé quarante cas de renégociation de dettes dues à la Chine, les chercheurs jugent que le Sri Lanka constitue une exception. « Le seul autre exemple que nous avons pu trouver de la saisie d’un actif est le Tadjikistan, qui a cédé 1 158 km2de terrains à la Chine en 2011. » Certes, les chercheurs reconnaissent que leur base de données est incomplète, mais leur conclusion est importante. Comme la plupart des créanciers face à des débiteurs insolvables, Pékin efface la dette (quand les montants ne sont pas très élevés), la rééchelonne ou en renégocie certains termes (quand le débiteur parvient à trouver des sources alternatives de financement et se trouve dans un rapport de forces moins défavorable).
Alors que la Chine a été beaucoup critiquée pour avoir exigé de certains créanciers qu’ils la remboursent en matières premières, l’étude montre que ce type d’accord est loin d’être une panacée pour Pékin. Sait-on que, discrètement, la Chine s’est tournée devant une cour d’arbitrage internationale pour obtenir de l’Ukraine qu’elle lui livre les céréales promises dans le cadre d’un prêt de 3 milliards de dollars (environ 2,68 milliards d’euros)  ? Malgré sa taille, la Chine n’a en fait pas les moyens d’obtenir par la force le remboursement de prêts quand les débiteurs ne respectent pas leurs engagements. Si l’on ajoute que nombre de prêts sont accordés par des entreprises publiques chinoises à la comptabilité opaque et que, rééquilibrage du commerce mondial oblige, les poches de Pékin ne sont plus aussi profondes, on ne peut pas exclure qu’à terme, c’est plus sur la Chine que sur ses partenaires des routes de la soie que se referme le piège de la dette.

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