Monday, 3 February 2020

RATLAND CHINA UNDER QUARANTINE. THE WORLD ERECTS A NEW GREAT WALL OF CHINA TO KEEP HAN CHINESE RATS FENCED IN!

In this devastating expose', the authoritative Le Monde details how the Butchers of Beijing are losing the "war against the Devil" of the Coronavirus, how this pandemic is devastating Chinese society and its economy, and unmasks the growing desperation and disorientation of the autocratic irresponsible and unaccountable Chinese Dictatorship in the face of a crisis that is now assuming blunt geopolitical confrontational tones, notably toward the West. Enjoy!


Coronavirus : la Chine dénonce sa mise en quarantaine mondiale en pleine épidémie

Pékin critique les mesures prises par de nombreux pays, notamment les Etats-Unis, pour éviter la propagation, alors que le bilan ne cesse de s’alourdir.
Par Frédéric Lemaître  Publié aujourd’hui à 11h06, mis à jour à 18h10


Deux semaines après la mobilisation générale contre le coronavirus décrétée par Xi Jinping le 20 janvier, la « guerre contre le démon » est loin d’être gagnée. Bien au contraire. Avec 2 829 nouveaux cas annoncés lundi 3 février, portant à plus de 17 200 le total des personnes infectées en Chine, l’épidémie, qui a causé plus de 360 décès, ne cesse de progresser.
Une ville, Wenzhou, pourtant située à plus de 800 kilomètres à l’est de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie, a été à son tour mise en quarantaine dimanche. Ses 9 millions d’habitants n’ont plus le droit de sortir de chez eux, à l’exception d’un membre de chaque famille tous les deux jours, pour se ravitailler.

Par ailleurs, le coronavirus a fait son premier mort à l’étranger : un résident de Wuhan, arrivé aux Philippines le 21 janvier, y est décédé dimanche 2 février. L’internationalisation de la crise, officialisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 30 janvier, amène la Chine à se battre sur un nouveau front depuis ce week-end : le terrain diplomatique.
362 morts du coronavirus au 3 février 2020
Ce tableau présente les cas d'infections confirmées et les cas mortels de coronavirus dans le monde. Dernière mise à jour le 03/02/2020 à 10 h 13.

Sous silence

Entre les voisins (Corée du Nord, Russie, Mongolie, Kazakhstan, Népal) qui ferment leurs frontières terrestres et des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël qui, à la suite des Etats-Unis, interdisent depuis ce week-end l’entrée de leur territoire aux étrangers venant de Chine, ce pays a l’impression d’être lui-même placé en quarantaine. Les pays du G7 – dont Pékin n’est pas membre – ont en outre prévu de se concerter pour apporter une réponse coordonnée à la crise sanitaire.

« Il faudrait éviter les actions unilatérales comme les restrictions de voyager, car de telles mesures peuvent affecter les économies. » Dans le China Daily

En Chine, ces informations sont passées sous silence. Au contraire, c’est la solidarité internationale qui est mise en avant. A la fin du journal télévisé de 19 heures, dimanche, une présentatrice a lu, imperturbable, les communiqués de soutien, voire de félicitations venus du Laos, du Pakistan, d’Afrique du Sud, du Liban, d’Iran, d’Argentine, du Mexique et du Costa Rica. Ce journal télévisé qui, il y a encore deux semaines, ne consacrait que quelques minutes à l’épidémie, diffuse désormais d’innombrables reportages sur les vaillants soldats et personnels de santé, souvent membres du Parti communiste, présentés comme luttant sans relâche contre le coronavirus. Lundi 3 février, Le Quotidien du peuple, l’organe officiel du Parti communiste, consacre une audacieuse page à « la contribution importante de la Chine à la santé du monde ».

Mais le réseau diplomatique et la presse officielle en anglais font entendre un tout autre son de cloche : celui d’une Chine exaspérée d’être mise elle-même en quarantaine. « L’interdiction faite aux étrangers qui ont voyagé en Chine durant les quatorze derniers jours d’entrer aux Etats-Unis est la réponse la plus extrême parmi tous les pays. Nous sommes en droit de demander aux Etats-Unis de faire preuve de respect pour la Chine [en raison des] immenses sacrifices qu’elle fait dans son combat contre le désastre », écrit Hu Xijin, le rédacteur en chef du Global Times sur Twitter.


Ligne de défense

« Il faudrait éviter les actions unilatérales comme les restrictions de voyager prises à l’encontre des citoyens chinois par certains pays, même après que l’Organisation mondiale de la santé s’est prononcée contre, car de telles mesures peuvent affecter les économies [ainsi que ] le partage d’information et d’échantillons de microbes et de virus qui constituent un élément déterminant dans la recherche contre l’épidémie », écrit le China Daily lundi 3 février.
La ligne de défense de la Chine est claire. S’appuyant sur le soutien reçu depuis le 28 janvier par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Pékin estime être irréprochable dans son combat contre le virus. Xi Jinping n’a-t-il pas déclaré le 28 janvier qu’il n’avait aucun doute que la Chine allait gagner cette « guerre » ? Mais la propagande hésite.
Bien que Xi Jinping parle de « démon », d’autres relativisent le virus. S’inspirant de Donald Trump, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, a recours aux lettres capitales sur Twitter pour diffuser l’essentiel de son message : « AUCUNE RAISON DE SURREAGIR ET DE PANIQUER. Le nouveau coronavirus de Wuhan se situe tout en bas de la liste des virus mortels dans l’histoire. Pourtant, il apparaît comme plus meurtrier et effrayant. La raison est l’information à l’ère du numérique. Notre prudence et le sens des responsabilités sont plus importants à l’ère du numérique », explique-t-il.


Selon Pékin, non seulement la Chine est désormais une grande puissance scientifique à la pointe de la lutte contre les épidémies, mais le coronavirus n’est pas si dangereux que « l’hystérie des médias occidentaux » le laisse supposer. « Par exemple, alors que certains médias occidentaux consacrent des “unes” retentissantes au coronavirus chinois (…), peu de médias ont fait leurs gros titres sur le rapport du centre pour la prévention et le contrôle des maladies du 31 janvier qui dit qu’actuellement 10 000 personnes sont mortes et 180 000 hospitalisées aux Etats-Unis en raison de la grippe », écrit le China Daily.
Pourtant, il arrive même aux diplomates chinois de déraper. L’ambassadeur de Chine en Israël, Dai Yuming, s’est permis de faire un parallèle avec la Shoah. « Des millions de juifs étaient massacrés et de nombreux juifs étaient interdits d’entrée dans certains pays. Des pays leur ont ouvert leurs portes : la Chine était l’un d’entre eux », a expliqué l’ambassadeur au cours d’une conférence de presse… avant de présenter ses excuses. Une sortie qui témoigne de la nervosité des dirigeants chinois.
L’ambassadeur chinois aux Etats-Unis, Cui Tiankai, a lui pointé un « virus politique qui empêcherait la Chine et les Etats-Unis de travailler main dans la main pour faire face à leurs défis communs ». Pour la Chine, les Etats-Unis cherchent à profiter du virus pour l’affaiblir. Lundi 3 février, lors du point de presse quotidien du ministère des affaires étrangères chinois, sa porte-parole, Hua Chunying, a accusé les Etats-Unis de « n’avoir fourni aucune assistance concrète » et de n’avoir fait « que créer la panique ».

Affaire de géopolitique


Détail révélateur, sur les six points de vue publiés ce lundi 3 février sur le site du quotidien Global Times, quatre concernent les réactions occidentales, notamment américaines, au coronavirus : « Les Etats-Unis sont immoraux en attaquant le combat de la Chine contre le virus », « le virus déchaîne le racisme dans les sociétés occidentales », « le virus ne donnera pas plus de pouvoir aux Etats-Unis dans la deuxième phase des négociations commerciales », « les accusations et les insultes ne détourneront pas la Chine du combat contre le coronavirus ». Pour Pékin, le virus est désormais autant affaire de géopolitique que de santé publique.
Et cela risque de durer tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle. Zhong Nanshan, le scientifique de 83 ans qui a été l’un des pionniers de la lutte contre le SRAS en 2003 et qui est une véritable idole en Chine, a d’ailleurs assombri ses prévisions : le 28 janvier, il affirmait que le pic de l’épidémie serait atteint « dans sept ou dix jours ». Mais, le 2 février, il a repoussé cette échéance à « dix à quatorze jours ». Autre signe de l’aggravation de la crise : alors que la Chine insiste sur la transparence dont elle fait preuve, le magazine Caixinle journal le plus en pointe sur l’épidémie, n’a pas pu « pour des raisons techniques » diffuser, dimanche, son dernier article : à l’aide de multiples témoignages, il montrait que de nombreux décès n’étaient pas pris en compte dans les chiffres officiels.
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