Saturday, 2 May 2020

A EUROPEAN CALL TO ARMS AGAINST THE CULTURE INDUSTRY.

Once more, I return to the critique of tourism. As I have repeated here ad nauseam, tourism is the industry of slaves and servants. Tourism is the quickest path Europe has to servitude and enslavement of its people. One of the aspects of this decadence and decline is the world of entertainment, art and other cultural manifestations. For too long already, Europeans have prostrated themselves before Han Chinese Rats by infesting our cities with these vile beasts by opening a myriad hotels, bars and cafes and bistros and restaurants. But one aspect of the growing servility and abasement of European people is the proliferation of “cultural” activities that have turned our glorious dominant culture into the pathetic exhibitions of clowns, comedians, saltimbanques, painters, foul musicians, art exhibitors and agents, tourist guides and the like. EUROPEANS WAKE UP BEFORE IT IS TOO LATE! BESTIR YOURSELVES AND BECOME PRODUCTIVE AGAIN IN STRATEGIC INDUSTRIES, NOT IN THE VILE SLAVERY OF MENIAL SERVANTS - making coffees, serving meals, scrubbing dinner tables, washing dishes and dancing like despicable clowns in a circus!

Here is an article from Le Monde today denouncing and lamenting the absurd proliferation of all these servile “cultural” demeaning activities in Europe that are turning our proud cities and nations into the butt of ridicule and amusement from the most infamous vermin on this planet such as the Han Chinese. Aux armes, Citoyens! Formez vos bataillons! Rise up and fight like free people. Do not lie down and die like meek lambs and sickened dogs!


La « slow culture », bonne ou nauséabonde ?


Pendant que les lieux culturels s’épuisent à écoper, que leur réouverture est sans cesse reportée, qu’ils jouent leur survie, une petite musique monte : « Rien ne sera plus comme avant. »On a dit la même chose après la crise financière de 2008 et tout fut comme avant. Alors méfions-nous des « grands soirs ». La culture adore passer sur le divan, et les prédictions sont souvent plus le fruit du militantisme que de l’observation froide.
Un climat domine. Il faut ralentir le rythme. Il y aurait trop d’expositions, de spectacles, de films, de livres. Les chiffres montrent du reste que l’offre culturelle a bien plus enflé que le public en trente ans. La surchauffe est là. Alors avec le virus…
Il faudrait aussi abandonner les formats trop coûteux. Mettre fin aux spectacles et concerts aux scénographies luxueuses. Aux expositions à 400 œuvres et plus, la plupart venant du monde entier, qui épuisent le regard et qui sont condamnées à recevoir toujours plus de public – un format que la pandémie aimerait. Sylvain Amic, qui coiffe plusieurs musées normands, n’a pas attendu la crise pour voir dans cette surenchère « une paresse de l’esprit qui n’a plus de sens ».
Dans le collimateur encore, les artistes mondialisés, qui veulent toujours plus beau et plus cher. « Les artistes, on les entend peu en ce moment, ils pourraient revenir à une économie plus modeste », dit Cyrille Bonin, qui pilote la salle rock Le Transbordeur, à Villeurbanne. Enfin il serait temps pour la culture de se mettre au vert. A l’écologie. Au développement durable. Arrêter de réunir pour une soirée, quelques jours ou semaines, pour un festival ou une foire, des artistes et des œuvres qui passent plus de temps dans l’avion que sur scène ou au mur. Bref un peu de frugalité ne ferait pas de mal, comme lorsque la gastronomie a été gagnée par le slow food.

Scénario populiste

Ces prophéties dessinent un autre modèle : une offre réduite, plus locale ou française, moins chère aussi, pour un public allégé, et ancrée dans le quartier, la ville, la région. Certains demandent même que les lieux culturels soient aussi « sociaux », à l’instar du Musée des beaux-arts de Montréal avec ses ateliers d’art-thérapie.
L’universitaire et spécialiste de la culture Jean-Michel Tobelem souhaite, lui aussi, un modèle plus sobre, « car mieux vaut se couper un bras que mourir ». Il va plus loin : la priorité ne doit plus être l’artiste mais le public. Il explique : « L’argent doit moins aller aux lieux très aidés qu’au réseau associatif de proximité, moins à Paris et plus dans les régions, et il faut arrêter de sacrifier aux touristes le public local. Sinon la culture sera la cible de nouveaux “gilets jaunes”. »
Nombre de responsables de lieux culturels dénoncent un scénario populiste et un repli nauséabond. Ils ajoutent que la culture mondialisée sert en effet des stars fortunées mais aussi des milliers de créateurs issus de pays désargentés, qui font leur premier spectacle ou leur première exposition dans nos musées, théâtres ou festivals – les accueillir n’est pas non plus « développement durable ».
Et puis nos grands théâtres, salles de concerts, musées ou festivals sont régis par un dogme : l’excellence. C’est leur boussole. Y déroger, c’est faire injure à l’art – comme si le FC Barcelone renonçait à mettre sur le terrain Lionel Messi. Du reste leurs équipements et équipes n’ont pas été conçus pour tourner en sous-régime.
Ils ajoutent qu’ils produisent de la beauté et de l’émotion, des sentiments qui cachent une compétition acharnée en coulisse, digne de ce qui se passe dans l’industrie du pétrole ou de l’alimentation. Baisser la garde et le déclassement pointe, l’emploi souffre, les lourdes pertes d’argent suivent.
Faire moins tourner les spectacles dans le monde entier ? Des lieux et compagnies en vivent. Moins de foires d’art ? Les galeries y font 30 % de leur chiffre d’affaires. Moins de stars mondialisées ? Ce sont elles qui font vivre les gros lieux tant le public est aimanté par les têtes d’affiche. Il y a chaque année une cinquantaine d’expositions Picasso dans le monde, une centaine où ses œuvres sont présentes. Les « petits musées », dont on attend du reste la définition, pourront rouvrir après le 11 mai, parce qu’ils sont vides ou attirent un public clairsemé. On oublie encore que les œuvres qui attirent les foules, dans le cinéma ou la musique, dégagent de l’argent réinjecté ensuite dans une création moins connue ou moins rentable.
Ces contraintes n’empêchent pas les responsables culturels d’interroger leur modèle. Certains veulent recentrer l’offre sur ce qui existe en France. Moins miser sur le tourisme aussi. Trouvons un nouvel équilibre, dit Laurent Bayle, le président de la Philharmonie à Paris : « Ça fait vingt ans que la culture vit au rythme de la mondialisation. Dans la musique, le repli sur soi n’a aucun sens. Oui aux circuits courts pour la filière alimentaire, pas pour la musique, ou alors nous aurons une énorme perte de qualité. En revanche, donner du sens à cette mondialisation, l’humaniser, élargir le spectre des musiciens invités, oui. »
Reste que si une slow culture se dessine en France, ce sera moins par volonté que par manque d’argent. Parce que le virus aura affaibli, voire laissé sur le carreau, nombre d’acteurs. Le public, lui, aura alors accès à deux champs toujours plus distincts : une culture mondialisée avec des œuvres et artistes qui « voyagent » par via Internet ; une culture de proximité, réelle, dans des lieux en dur ou des festivals.
Ce paysage inquiète nos acteurs culturels. Ils ne le disent pas trop, car ils ont dû la mettre en avant, mais la culture numérisée, pour eux, ça va un moment… Elle les effraie si elle en arrive à effacer l’expérience physique des œuvres. D’autant qu’elle accentue la fracture entre les milieux aisés et les autres.


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