Commentary on Political Economy

Friday, 25 February 2022

 « Pour une reconnaissance officielle de l’Ukraine comme Etat candidat à l’Union européenne »

En 2015, l’UE a reconnu « les aspirations européennes de l’Ukraine » et s’est félicitée « de son choix européen ». En 2017, le Parlement ukrainien, la Rada, a voté une loi faisant de l’adhésion à l’UE un des objectifs stratégiques de la politique étrangère et sécuritaire de l’Ukraine. Cette loi, entrée en vigueur en 2019, inscrit cet objectif dans la Constitution du pays et marque ainsi, selon le président du Parlement de l’époque, « l’irréversibilité de notre choix européen ».


Un objectif commun

L’Ukraine coopère avec l’UE dans le cadre du Partenariat oriental et a déjà adapté la majeure partie de sa législation et de ses politiques économiques conformément à l’accord d’association signé avec l’UE et entré en vigueur en 2017. Cependant, contrairement à la Serbie ou au Montenegro, les négociations d’adhésion avec l’Ukraine n’ont pas commencé.


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Il suffit de se balader dans les rues de Varsovie, Bratislava, Tallinn, Bucarest ou Vilnius pour constater les effets bénéfiques qu’a eus l’adhésion à l’UE sur ces villes. Les pays d’Europe centrale et orientale contribuent pleinement et grandement à faire de l’UE une puissance économique, politique et technologique. La jeunesse de Kiev, ville pleine de vie, d’innovation et de création, aspire aux mêmes succès et aux mêmes opportunités.


Depuis 2014, l’Ukraine a payé très cher sa soif de liberté et sa croyance dans l’idéal européen. C’est pour cela que la Russie envahit et bombarde à présent son territoire, frappant civils, militaires et infrastructures. C’était pour cela que la Crimée a été annexée, que le Donbass était occupé. Malgré les attaques, malgré les menaces, les Ukrainiens veulent rejoindre l’Europe. Ils nous montrent, si nous l’avions oublié, ce qu’être Européen signifie : partager des valeurs et une histoire, et être libres de choisir son destin. Ecoutons leur appel et tendons-leur la main.


Premiers signataires : Alberto Alemanno, professeur de droit à HEC, chaire Jean-Monnet en droit de l’Union européenne (Italie) ; Arnaud Castaignet, membre de l’institut Open Diplomacy ; Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé ; Giuliano da Empoli, directeur du think tank Volta (Italie) ; Philippe de Suremain, ancien ambassadeur de France en Ukraine. Ministre plénipotentiaire hors classe ; Paula Forteza, députée, ex-groupe Ecologie Démocratie Solidarité ; Raphaël Glucksmann, eurodéputé, Place publique ; Bernard Guetta, eurodéputé, La République en marche ; Rebecca Harms, ancienne coprésidente du groupe des Verts-Alliance libre européenne au Parlement européen (Allemagne) ; Etienne Klein, philosophe des sciences ; Romain Le Quiniou, directeur général d’Euro Créative ; Cédric Villani, député, ex-groupe Ecologie Démocratie Solidarité.

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